Nouvelles

20Août

Avec le diagnostic, le ciel nous est tombé sur la tête. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Encore en état de choc, il a fallu se mettre rapidement en action et orchestrer les multiples rendez-vous, chirurgie, traitements et diverses médications qui maintenaient l’espoir possible. Pas vraiment le temps d’entendre ma fatigue, car il fallait recueillir les informations, transmettre l’état de la situation aux uns et aux autres, assumer les détails du quotidien, maintenir le moral des troupes, mais surtout, garder pour toi le meilleur de moi dans la présence, la disponibilité, la compréhension, l’amour. Chaque semaine apportait avec elle une nouvelle perte de capacité, d’autonomie, de lucidité, vécues tour à tour avec irritation, colère et tristesse pour finalement s’y adapter. La réalité a finalement confronté l’espoir et après des montagnes russes, il s’est effrité. Le pronostic est tombé et nous aussi : quelques mois, peut-être quelques semaines. Comment envisager la suite ? Nous avons maintenu les habitudes et tu es resté à la maison avec l’aide des différents intervenants médicaux et la présence hebdomadaire du bénévole d’Albatros.  Quel soulagement de compter sur l’expertise des uns et la présence compréhensive de l’autre ! Une nouvelle chute étant à craindre, il a fallu quitter la maison pour l’unité des soins palliatifs avec l’impression de débouler à nouveau toute une volée de marches. Les heures étaient parfois longues et la patience fortement sollicitée, mais les jours ont filé rapidement, trop rapidement. Les échanges avec toi sont devenus de plus en plus rares. L’attente, sans savoir quand viendrait la fin, ne diminuait pas ma volonté d’être sans relâche à ton chevet. Heureusement, l’écoute, la compréhension et la chaleur offertes par quelques-uns ont permis à la vie de conserver sa dimension humaine et d

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11Avr

Aviez-vous déjà pensé à l’impact que la musique peut avoir lors d’un accompagnement en fin de vie? Je suis musicienne, plus précisément chanteuse. J’ai appris ce langage avant ma langue maternelle. La musique c’est la langue des émotions, de la spiritualité et de l’universalité. Certains compositeurs favorisent des états qui nous élèvent  par le choix des timbres, le génie des lignes mélodiques, de l’harmonie, et lorsqu’il y a un chant, les textes. Je peux vous confirmer que les sons et le choix des timbres précèdent les mots, car l’ouïe est le premier sens que nous développons dans le ventre de notre mère. Les mélodies reliées à des souvenirs heureux ou tristes prennent une signification particulière. Elles nous aident à comprendre. J’ai souvent chanté dans des résidences de personnes âgées, sur les étages de soins palliatifs et une fois au Centre jour à Michel Sarrazin. Ce qui me touche le plus c’est lorsque par la suite, une personne m’écrit que son dernier souvenir l’ayant aidé à passer au travers est un chant. Ce contact musical, alors que cette personne est en fin de vie, m’émeut. Lorsque mon père nous quittait, il y a quelques années, je montais plusieurs spectacles de chansons françaises. J’ai dû alors mémoriser ces textes et répéter ces mélodies qui m’ont aidé à passer au travers cette épreuve. Je me souviens plus particulièrement  des  chansons de Michel Fuguain Dis-moi pourquoi et de Diane Dufresne Les souvenirs heureux. Et puis, il y eut des spectacles classiques avec les arias qu’il adorait comme Connais-tu le pays ou Le chant de Solveij. Je me suis sentie choyée d’avoir la chance de transmuter  toutes les émotions de la vie et de la mort en musique et en sons provenant de mon corps. Au  moment de sa mort, aux soins palliatifs, j’ai décidé de chanter ce qu’il aimait. Ma famille était présente et nous occupions

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